|
La foi chrétienne, un trésor à transmettre
 |
Questions fréquentes
:
"pour que la génération à venir
Le connaisse" (Psaume 77,6) |
Pourquoi inscrire mon
enfant au caté ?
Inscrire son enfant au caté, c’est lui permettre de rencontrer Jésus-Christ et
de découvrir que chacun est aimé de Dieu. C’est lui faire connaître la richesse
de la tradition chrétienne. C’est aussi lui donner l’occasion de réfléchir aux
questions qu’il se pose sur lui-même, sur le monde, sur les autres, sur Dieu et
sur les raisons de croire, avec d’autres chrétiens : enfants, adultes,
catéchistes, prêtres... Aujourd’hui, de plus en plus de personnes, enfants,
adultes, aînés s’intéressent aux questions relatives à la foi chrétienne,
à la vie avec Dieu, à la vie en Eglise. Il ne s’agit pas d’abord de personnes
qui traversent une difficulté et se réfugient à l’Eglise ou dans la croyance en
Dieu. Il s’agit de personnes qui sentent bien que la question de Dieu ne
peut-être exclue de l’existence ; que se savoir aimé et vouloir aimer est un don
à recevoir. La catéchèse est proposée à tous les âges de la vie. Pour les enfants de 8 à 12 ans
on parle souvent de catéchisme, pour les collégiens, les lycéens et les
étudiants on parle d'aumônerie.
Peut-on aller au caté
sans être baptisé ?
Bien sûr, on peut aller au caté sans être baptisé ! De plus en
plus d’enfants sont dans cette situation. Au cours de ses années de catéchisme,
et s’il le désire, l’enfant pourra demander le baptême. Avec l’accord de ses
parents, et en lien avec les catéchistes et le prêtre de la paroisse, il suivra
une préparation en plusieurs étapes. Puis, au bout de quelque temps, il recevra
le baptême.
Avec toutes les
activités qu’il a déjà !
Le caté, est-ce bien raisonnable, avec toutes les activités qu’il a déjà ?
Caté, judo, danse ou piano ? C’est vrai, les enfants sont parfois débordés, mais
le caté n’est pas une activité comme les autres : ni école, ni club, c’est un
lieu singulier où ils peuvent être eux-mêmes et faire l’unité entre tout ce
qu’ils vivent. Ils posent des questions qu’ils n’ont pas l’occasion de poser
ailleurs et réfléchissent avec d’autres sur ce qui leur tient à cœur, avec
l’aide d’un adulte, ni prof, ni parent, mais catéchiste. C’est un lieu unique de
rencontre où se nouent souvent de belles amitiés. Oui, décidément, le caté est
une activité à ne pas manquer.
Est-ce que le caté va
l’armer pour la vie ?
Etre armé pour la vie, qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce attaquer pour se
défendre ? Considérer les autres comme une menace ? Ou plutôt avoir confiance en
soi, dans les autres et prendre des risques ? Au caté, les enfants découvrent un
Dieu dont la seule arme est l’amour. Ils apprennent qu’il a vaincu la mort et
qu’il est à leurs côtés pour lutter contre le mal et les injustices. Le caté ne
fait pas des faibles ! Découvrir ce Dieu-là, ça arme drôlement pour la vie !
Peut-on lui
faire découvrir Jésus sans l’Église ?
Faire découvrir Jésus sans l’Église, c’est un peu comme si on privait
un enfant d’une famille.
On n’est pas chrétien tout seul. Sans l’Église,
l’Évangile ne serait jamais parvenu jusqu’à nous. Jésus a voulu que les
chrétiens forment une communauté,
qu’ils grandissent, écoutent la Parole de Dieu,
prient et reçoivent les sacrements au
sein de cette communauté. Alors comment se passer de l’Église pour découvrir
Jésus ? Et quel dommage de se priver du caté pour découvrir Jésus et l’Église !
Est-ce que je ne l’empêche pas de choisir en lui imposant le caté ?
Pour qu’un enfant puisse choisir de devenir chrétien, il faut lui en donner la
possibilité. Au départ, les parents choisissent pour lui ce qu’ils pensent être
le meilleur, comme dans tous les autres domaines de la vie. Ce n’est pas
entraver sa liberté que de lui parler de Jésus et de la foule des témoins de
Dieu qui constituent l’Église. C’est lui donner les moyens de choisir vraiment
en connaissance de cause. C’est une occasion de le faire grandir.
On m’a
dit : c’est aux parents de faire le caté !
Il arrive parfois assez fréquemment que des parents n’osent pas inscrire leur
enfant de peur de devoir s’engager eux-mêmes. Qu’en penser ?Rassurez-vous ! Vous
n’allez pas vous faire enrôler au moment de l’inscription des enfants ! Le
catéchisme est assuré bénévolement par des chrétiens qui ont accepté de se
former et de prendre en charge un groupe. Il est important pour votre enfant que
vous l’accompagniez, que vous vous intéressiez à ce qu’il fait et à ce qu’il
découvre. A l’occasion, les catéchistes vous demanderont peut-être un petit coup
de main pour l’organisation des rencontres et de leur bon déroulement (préparer
un gâteau ou un panneau d’animation...), mais pas davantage, si vous ne le
souhaitez pas. Intéressez-vous à ce qu’il vit et parlez-en en famille,
progressez vous-même dans ces questions importantes à tous les âges de la vie.
Je ne suis pas à la hauteur !
Si souvent ce sentiment ou cette impression nous fait ressentir que nous
n’avons pas par nous-mêmes les mots pour dire notre foi. C’est tellement
personnel, disent certains ! En fait nous sommes appelés en qualité de témoin.
Personne n’est à la hauteur ni pour parler de Dieu, ni pour aimer, ni
pour rencontrer Jésus-Christ ! Transmettre ce que l’on a de plus cher ne va pas
de soi. L’intérêt de l’un n’est pas semblable à l’intérêt de l’autre. Le caté,
le partage sur la vie de foi, l’écoute intérieure sont des occasions
extraordinaires pour dialoguer avec votre enfant, un adolescent, un adulte...
sur des questions aussi importantes que Dieu, la vie, l’amour, la mort. Tant pis
si vous ne pouvez pas répondre à toutes les questions ! Vous aurez envie de
prolonger cette complicité ; aller à la messe avec d’autres aura peut-être un
sens nouveau pour vous, quand vous retrouverez l’envie de célébrer cette
aventure de foi, de partager avec d’autres enfants ou adultes, de rencontrer de
nouvelles personnes avec qui lier amitié...
Ne pas se sentir à la hauteur ! Rien de plus normal devant l’immensité
insondable de l’amour de Dieu et du mystère de sa vie avec les hommes. Cette
attitude autorise toutes les attentions à ce qui se dit en vous, inspiré par
l’Esprit, pour vous laisser déborder par une parole bienfaisante adressée à
votre interlocuteur. Faites-vous confiance.
Source : Service national de la catéchèse et du catéchuménat |